Pour ce qui est de l’activité des individus, il existe effectivement les techniques de détermination des temps (cf. article sur le chronométrage ou techniques de temps prédéterminés), mais lorsqu’il s’agit de mesurer des activités non stabilisées comme les tâches administratives ou logistiques (magasiniers, caristes) alors ces techniques montrent leurs limites. La technique des observations instantanées est dans ce cas une technique complémentaire qui permet de valoriser les tâches qui surviennent sur une période donnée et qui ne sont pas toutes observables sur une petite durée. Un autre avantage de cette technique est qu’elle offre la possibilité de diagnostiquer l’activité de plusieurs personnes effectuant différentes tâches simultanément.
L’ ENREGISTREMENT DES CAUSES D’ INACTIVITE
Un poste de travail peut être dans deux situations :
Transformation du produit suivant le cycle prévu (temps de la gamme de fabrication).
Arrêt de production lié à une cause de dysfonctionnement (non prévu dans la gamme).
Il est fréquent de s’apercevoir que les gains de productivité les plus significatifs peuvent être obtenus en agissant de préférence sur la réduction de ces causes d’arrêt, plutôt que d’optimiser le travail en lui-même.
L’indicateur qui permet de valoriser ce niveau de performance est le ratio appelé TRS (Taux de Rendement Synthétique). Il existe donc une relation entre la technique des observations instantanées et le TRS.
Pour mesurer cet indicateur, les industriels pensent souvent avoir résolu le problème par la mesure des causes d’inactivité (ou de non TRS) par la mise en place de :
Relevés journaliers ou cartes de renseignement des causes d’arrêt.
Systèmes d’enregistrement automatiques des causes d’arrêt.
Ces solutions permettent (ou donnent l’illusion) de mettre les moyens de production sous contrôle, mais l’on s’aperçoit souvent que l’enregistrement systématique des causes de dysfonctionnement sur tous les postes de l’entreprise, n’est pas une approche économiquement correcte. Les raisons en sont les suivantes :
Les gisements de productivité sont parfois faibles face au temps passé pour en mesurer les causes.
L’enregistrement des causes n’aboutit parfois jamais à un plan d’action justifiable.
En un mot, la mesure systématique des causes d’arrêt coûte parfois plus que ce qu’elle ne peut rapporter.